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La Semaine du Droit 2026 à l'ENS

12 March 2026

La Semaine du Droit 2026 à l'ENS : « Le droit international en crise(s) ? »

Du 9 au 13 mars 2026, l’association JurisprudENS organise cinq conférences autour du thème « Le droit international en crise(s) ? », abordé dans une perspective résolument interdisciplinaire. Des conférences menées en collaboration avec Ubidem, l’association des élèves du département Droit-Économie-Management de l’ENS Rennes.

PROGRAMME

Lundi 9 mars, 18h-20h | Droit international et économie | Salle des Actes
La régulation de l’IA, tremplin ou frein pour l’innovation ?
Autour de Rami Abi Akl (chef de la mission Numérique et IA au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères), William Gilles (Maître de conférences HDR à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne) et Nikhil Vellodi (Professeur à Paris School of Economics).

Mardi 10 mars, 18h-20h | Droit international et géopolitique | Salle Celan
L’Iran contemporain au prisme du droit international
Autour de Thierry Coville (chercheur à l’IRIS, spécialiste de l’Iran) et Serge Sur (Professeur émérite à l'Université Paris II Panthéon-Assas et membre titulaire de l'Académie des sciences morales et politiques).

Mercredi 11 mars, 18h-20h | Droit international et environnement | Salle Beckett
Quelle responsabilité pour les multinationales face aux dommages environnementaux ?
Autour de Florian Couveinhes Matsumoto (Maître de conférences HDR à l’ENS-PSL), Béatrice Parance (Professeure des universités à l’Université Paris Dauphine-PSL) et Anne Stévignon (enseignante-chercheuse en droit de l'environnement et juriste chargée de contentieux chez Notre Affaire à Tous).

Jeudi 12 mars, 18h-20h | Droit international et droits humains | Salle W
Le droit international, gardien des droits humains ?
Autour de Patrick Baudouin (Avocat devant la Cour pénale internationale), William Bourdon (Avocat et ancien secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits humains) et Daniele Lochak (Professeure émérite à l’Université Paris X).

Vendredi 13 mars, 18h-20h | Droit international et information | Salle W
Quelles garanties pour la liberté de la presse dans le monde ?
Autour de Mehdi Benchelah (responsable de la section pour la liberté d'expression et la sécurité des journalistes de l’UNESCO), Antoine Bernard (directeur du plaidoyer chez Reporters Sans Frontières) et François-Xavier Ménage (Grand reporter à TF1).

Analyse des 7 titres du Grand Prix Littéraire

16 February 2026

Les 7 Grand Prix sont les suivants :

Finistère d’Anne Berest (Albin Michel)

RÉSUMÉ :

Finistère d'Anne Berest (Albin Michel, 2025) est une saga familiale en six livres retraçant l'histoire de la branche paternelle bretonne de l'auteure, du début du XXe siècle à nos jours. Après avoir exploré ses origines juives maternelles dans La Carte postale et Gabriële, Anne Berest se tourne vers la lignée finistérienne, celle des Bérest, "peuple de gens simples, paysans et marins, souvent durs au mal, fidèles jusqu'à l'excès".

 

Vertu et Rosalinde de Anne Serre (Mercure de France)

RÉSUMÉ :

Vertu et Rosalinde (Mercure de France, 2025) est un livre inclassable d'Anne Serre, composé de 30 courts récits ("médaillons") qui forment ensemble un autoportrait éclaté, ludique et énigmatique. La narratrice, dont l'identité fluctue constamment (tantôt adulte, tantôt enfant, tantôt Annelise, tantôt Hanna...), explore ses obsessions, ses souvenirs, ses fantasmes et sa vie d'écrivaine à travers une série de variations qui mêlent réel et imaginaire, intime et littéraire, émotion et saugrenu.

 

Une drôle de peine, de Justine Lévy (Stock)

RÉSUMÉ :

Une drôle de peine (Éditions Stock, 2025) est un récit autobiographique de Justine Lévy (fille de Bernard-Henri Lévy et d'Isabelle Doutreluigne) sur la mort de sa mère vingt ans plus tôt, et sur l'impossibilité de faire son deuil. C'est à la fois une adresse à la mère disparue, une enquête pour reconstituer une enfance chaotique, et une tentative désespérée de comprendre qui était vraiment Isabelle.

 

Laure, de Kevin Orr (Seuil)

RÉSUMÉ :

Laure (Éditions du Seuil, août 2025) est le premier roman de Kevin Orr. C'est un récit fragmentaire, intime et douloureux qui retrace l'existence morcelée d'un narrateur anonyme à travers quatre figures centrales : son père mourant, sa mère fantasque morte trop tôt, son grand frère ennemi, et Laure, son premier amour insaisissable.

 

Un mal irréparable, de Lionel Duroy (Mialet-Barrault)

RÉSUMÉ :

Un mal irréparable (Mialet-Barrault, 2025) est le dernier roman de Lionel Duroy, auteur reconnu pour ses fictions autobiographiques (Le Chagrin, L'Hiver des hommes). Le livre raconte comment Frédéric Riegerl, écrivain français de 75 ans, découvre à la fin de sa vie que ses parents lui ont menti pendant plus de soixante ans sur leur passé roumain et les tortures qu'ils ont endurées sous le régime communiste.

 

Officier radio, de Marie Richeux (Sabine Wespieser)

RÉSUMÉ :

Officier radio (Sabine Wespieser éditeur, 2025) est une enquête familiale menée par Marie Richeux, journaliste et productrice de radio connue pour son émission sur France Culture. Le livre retrace sa recherche obsessionnelle sur la mort de son oncle Charles (Charlot), officier radio du cargo Emmanuel Delmas, disparu dans un naufrage mystérieux au large de l'Italie le 26 juin 1979. Marie Richeux n'avait que quelques mois à la naissance et n'a jamais connu cet oncle maternel.

 

Sporen, de Julia Sintzen (Corti)

RÉSUMÉ :

Sporen (Éditions Corti, août 2025, 112 pages) est le premier roman de Julia Sintzen, jeune autrice née en 1995 qui vit et travaille à Nantes. Le titre signifie "Traces" en néerlandais. C'est un livre court mais d'une intensité rare qui raconte par fragments la vie d'un couple, Rinske et Wim, aux Pays-Bas à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans l'immédiat après-guerre.

Police violence. The Duty to React

28 April 2022
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Publishing: Gallimard — Tracts/Gallimard Collection

“It is urgent to react to reconcile the police and the population by taking into account all the ills that police violence reveals.” William Bourdon and Vincent Brengarth. Police violence affects people's trust in the police and, through them, in institutions. Our political leaders too often deny its existence and refuse any public debate on the evils that cause it. We are witnessing the obstacles that prevent us from seeing this violence and condemning it. We propose to share our experience as lawyers, with an eye for nuance on a hot topic, while formulating proposals. Finding the remedies needed to put an end to police violence is the condition for restoring the credibility of the police and, beyond that, of the judicial authority. A democratic and citizen emergency.

Reclaim the right to disobedience

20 October 2021
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Editions: Fayard

For several years, France, “homeland of human rights”, has experienced an unprecedented authoritarian drift, breaking with its history and its claims of exemplarity. The authors of this book, Jérôme Hourdeaux and Vincent Brengarth, respectively journalist and lawyer working in the field of fundamental freedoms, were privileged witnesses to this and wrote this book as much as an implacable observation as it was a call to action.

The excesses of the state of emergency

26 January 2017
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Editions: Plon
Co-authors: Amélie Lefebvre, Apolline Cagnat

France has taken a security turn that has accelerated since the Charlie Hebdo attacks to such an extent that its legal arsenal is considered to be one of the most repressive in Europe. In this context, what are the current and potential excesses of the state of emergency on our freedoms and our democracy?
The tension between the need for security (now effectiveness in the fight against terrorism) and the need to protect freedoms has never been so central to the democratic debate. This tension challenges us more than ever in light of the attacks that have occurred and the threats that weigh on France today...

A short manual of citizen disobedience

26 February 2014
-
Publishing: JC Lattès

Media lawyer, great defender of Human Rights, William Bourdon travels the world on behalf of his association Sherpa, focused on the concept of corporate social responsibility. It is understandable that this vigilant professional was particularly attentive to the emergence of the whistleblower phenomenon. The Snowden, Falciani, Frachon and others Julian Assange have paved the way for greater transparency and contributed to free speech in all aspects of society. Admittedly, their motivations are diverse, fuelled by a genuine concern for the general interest, but also sometimes by more personal motivations. However, all these reasons, good or not so good, have a common objective: to clean up a corrupt society in which they no longer want to be complicit. But what does the law say? What legal framework do these whistleblowers fit into? So here is, for the first time, the vademecum that will make it possible to support this new citizen movement.

Les camps de détention illégaux : le cas Guantánamo

1 April 2010

Les lois adoptées et le durcissement de certaines pratiques judiciaires dans les pays européens et aux États-Unis, en réaction aux attentats du 11 septembre 2001, témoignent des oscillations que connaissent les démocraties face aux menaces du terrorisme transnational : sur ce terrain, Londres, Paris et Washington ne cessent d’envoyer des signaux contraires, et ces hésitations étaient déjà latentes avant le 11 septembre. Les démocraties résistent ainsi plus ou moins difficilement à la tentation de franchir les bornes qu’elles se sont fixées pour ne pas céder sur l’essentiel des valeurs qui les fondent. En Europe, cette érosion est parfois difficile à lire, tant elle est insidieuse. Aux États-Unis, en revanche, le franchissement de ces bornes a été manifeste.En atteste notamment, de façon emblématique, la création en janvier 2002, à Cuba, du camp de Guantánamo destiné à l’incarcération des « ennemis combattants » des États-Unis. C’est au nom d’une conception très sélective du « droit à la vie » que l’administration Bush et le Pentagone ont justifié la création de ce camp et, au-delà, les guerres en Afghanistan et en Irak : l’objectif de sauver les vies de citoyens américains et des populations opprimées a conduit ainsi à mépriser le droit à la vie et à l’intégrité physique des détenus malmenés dans les prisons secrètes de la CIA, à Guantánamo et ailleurs. Cette conception, au demeurant, est loin d’être une complète innovation : elle s’inscrit dans une certaine culture d’État de la violence, opaque et peu dénoncée, qui règne dans les prisons américaines – leur privatisation, comme d’ailleurs celle, partielle, de la guerre, en étant une circonstance aggravant …